Actualités de dernière minute dans le domaine des cosmétiques

L'actualité des cosmétiques, sélectionnée et partagée pour vous.

Biorius – MoCRA Update: New FDA Cosmetics Registration

Juin 2026 : la FDA autorise le bemotrizinol, premier nouvel ingrédient pour les crèmes solaires depuis plus de 20 ans

Le 10 juin 2026, la FDA américaine a ajouté le bemotrizinol (CAS 187393-00-6) à la monographie sur les produits solaires en vente libre (M020), avec effet au 9 août 2026.

Le bemotrizinol est un filtre UV à large spectre (UVA + UVB) dont l’efficacité a été prouvée et qui est déjà largement utilisé en Europe, en Asie et en Australie. Dans l’Union européenne, il est autorisé à des concentrations allant jusqu’à 10 %.

Principales exigences américaines :

  • Dosage maximal autorisé : 6 % pour les adultes et les enfants âgés de 6 mois et plus
  • Le bémotrizinol peut être associé à n’importe quel filtre UV figurant dans la monographie, à l’exception du PABA et du salicylate de trolamine.
  • Convient aux formats lotion, crème, gel, huile, stick et certains formats de spray (avec valve intégrée ou sans propulseur)
  • Une exclusivité de 18 mois pour dsm-firmenich (PARSOL® Shield) et ses licenciés, à compter du 9 août 2026

Il s’agit de la première inclusion d’un nouvel ingrédient actif de protection solaire dans la monographie américaine depuis plus de deux décennies, ce qui offre de nouvelles possibilités de formulation aux marques qui ciblent le marché américain.

Juin 2026 : Nouveau mandat du SCCS – L’aldéhyde de cyclamen fait l’objet d’un réexamen

Le SCCS a approuvé un nouveau mandat visant à évaluer la sécurité de l’aldéhyde de cyclamène (n° CAS 103-95-7), à la suite de la recommandation du RAC de l’ECHA de classer cette substance dans la catégorie « Repr. 1B » (H360Fd).

Cette décision fait suite à la présentation d’un dossier de défense visant à justifier le maintien de l’utilisation de l’aldéhyde de cyclamen comme ingrédient de parfum dans les parfums de luxe (jusqu’à 0,40 %) et les lotions pour le corps (jusqu’à 0,20 %).

Le SCCS dispose désormais de 9 mois pour déterminer si ces utilisations peuvent être considérées comme sûres et, dans le cas contraire, pour définir d’autres concentrations maximales sûres.

Bien que cet examen constitue une étape cruciale, un avis favorable du SCCS ne suffirait pas à lui seul à garantir automatiquement une dérogation au titre de l’article 15 du règlement sur les cosmétiques, car d’autres exigences légales doivent également être respectées, notamment le respect des exigences en matière de sécurité alimentaire et la démonstration qu’il n’existe aucune alternative appropriée.

Mai 2026 : Nouvelles exigences du SCCS : l'hydroxycitronellal et l'acide glyoxylique font actuellement l'objet d'un examen.

Le 30 avril 2026, le SCCS a approuvé deux nouveaux mandats émanant de la Commission européenne :
  1. L’hydroxycitronellal ( n° CAS 107-75-5) – un allergène bien connu présent dans les parfums, actuellement soumis à la réglementation prévue à l’annexe III du règlement (CE) n° 1223/2009.
    Il a été demandé au SCCS d’évaluer la sécurité de cette substance dans les produits cosmétiques, jusqu’aux concentrations maximales indiquées dans le dossier soumis, en mettant l’accent sur son potentiel de sensibilisation cutanée.
  2. Acide glyoxylique ( n° CAS 298-12-4) – couramment utilisé dans les produits de lissage des cheveux. À la suite des préoccupations en matière de sécurité soulevées par l’ANSES en octobre 2024, la Commission européenne a lancé un appel à données en avril 2025. Le SCCS doit désormais déterminer si des concentrations allant jusqu’à 16 % dans les produits de lissage des cheveux peuvent être considérées comme sûres ou, à défaut, fixer la concentration maximale jugée sûre.
Ces deux mandats prévoient un délai de 12 mois pour que le SCCS rende son avis.

ECHA poison centre notification​

Mai 2026 : Galaxolide / HHCB (EC 214-946-9, CAS 1222-05-5), en voie d'être classé dans la catégorie CMR 1B

En mars 2026, le Comité d’évaluation des risques (RAC) de l’ECHA a publié son avis sur le Galaxolide, concluant que cette substance devait être classée dans la catégorie « Repr. 1B (H360D) » en raison de sa toxicité reproductive potentielle.

Compte tenu de cette classification CMR1B et du fait que cette substance ne peut pas être examinée par le SCCS dans les conditions actuelles prévues à l’article 15, il faut s’attendre à ce que son utilisation en tant qu’ingrédient cosmétique soit interdite.

Une éventuelle refonte de la réglementation pourrait rouvrir la voie à une évaluation par le SCCS, mais l’autorisation aux niveaux d’utilisation actuels resterait incertaine.

Avril 2026 : Publication de « Omnibus ingredient II »

Le 28 avril 2026, le très attendu « Omnibus Ingredient II » a été publié (règlement (UE) 2026/909 de la Commission), apportant des modifications importantes au règlement (CE) n° 1223/2009.

Parmi les principales modifications, on peut citer :

1. Interdiction du phosphate de triphényle.

2. Révision des restrictions concernant le citral (y compris le géranial et le néral), le salicylate de benzyle, les sels de zinc hydrosolubles et le filtre UV DHHB.

3. Quatre nouvelles teintures capillaires autorisées et un nouvel agent conservateur ont été ajoutés à l’annexe V (uniquement pour des applications très spécifiques).

4. Nouvelles restrictions concernant les ingrédients contenant de l’aluminium et l’huile de vétiver acétylée.

Par rapport au projet, certaines catégories de produits ont été mises à jour, tandis que les seuils de restriction et les délais restent inchangés :

  • Pour les ingrédients nouvellement autorisés : 20 jours après la publication (18 mai 2026)
  • Autres substances concernées : les produits non conformes ne pourront plus être mis sur le marché de l’UE après le 1er janvier 2027 et devront être retirés d’ici la mi-2028.

Avril 2026 : Produits cosmétiques de l'UE | Avis préliminaire du SCCS sur l'héliotropine

Le SCCS a publié son avis préliminaire (SCCS/1688/26) concernant l’héliotropine (pipéronal ; n° CAS 120-57-0), concluant qu’elle ne présente aucun risque à des concentrations allant jusqu’à 1,8 % dans les parfums haut de gamme destinés exclusivement aux adultes — aucune autre catégorie n’a fait l’objet d’une évaluation.

La consultation publique relative à cet avis est ouverte jusqu’au 15 juin 2026.

L’héliotropine est largement utilisée dans les compositions parfumées, bien qu’elle ne fasse actuellement l’objet d’aucune restriction au titre du règlement européen (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques ni des normes de l’IFRA.

Suite à son prochain classement en tant que CMR1B au titre de l’ATP 24, le règlement européen (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques sera modifié. En fonction des résultats de l’évaluation de son dossier au titre de l’article 15, l’utilisation de cette substance sera soit interdite, soit autorisée sous certaines conditions.

Mars 2026 : l'interdiction des lingettes humides en plastique est confirmée en Écosse

L’interdiction britannique de la vente et de la mise à disposition de lingettes humides contenant du plastique est désormais pleinement confirmée dans les quatre nations du Royaume-Uni. Cette mesure concernera plusieurs types de lingettes cosmétiques et d’hygiène personnelle, notamment les lingettes pré-humidifiées et les masques pour le visage.

En Écosse, le règlement entrera en vigueur le 11 août 2027. Pour rappel, chaque nation suit un calendrier différent : le Pays de Galles à compter du 18 décembre 2026 ; l’Irlande du Nord à compter du 18 mai 2027 ; et l’Angleterre à compter du 19 mai 2027. Avant l’entrée en vigueur, la période de transition permet l’écoulement des stocks existants. À l’issue de chaque date butoir, la vente ou la mise à disposition de lingettes humides à usage unique contenant du plastique sera interdite.

Les marques devraient examiner les supports des lingettes et prévoir une transition vers des matériaux non plastiques afin de garantir la conformité à l’échelle du Royaume-Uni.

Hexyl salicylate​

Février 2026 : publication d'un nouvel amendement aux annexes de l'UKCR

Le nouvel acte réglementaire britannique (SI 2026/109) a été publié le 9 février 2026.

Parmi les principales modifications, on peut citer :

  • Ajout du salicylate d’hexyle à l’annexe III (substances soumises à des restrictions sous certaines conditions). Les produits non conformes ne pourront plus être mis sur le marché britannique après le 15 août 2026 et devront être retirés d’ici le 14 février 2027.
  • 13 substances supplémentaires ont été interdites (annexe II), notamment certaines formes d’argent. Les produits non conformes ne pourront plus être mis sur le marché britannique après le 23 mars 2027 et devront être retirés d’ici le 22 septembre 2027.

Une modification notable par rapport au projet: les produits pour les ongles (destinés aux enfants de plus de 3 ans et aux adultes) peuvent contenir jusqu’à 0,5 % de salicylate d’hexyle, contre les 0,3 % initialement proposés.

ECHA poison centre notification​

Février 2026 : Galaxolide / HHCB (EC 214-946-9, CAS 1222-05-5), en cours de classification en tant que substance CMR de catégorie I

En décembre 2025, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a adopté une classification harmonisée pour le Galaxolide, à savoir la catégorie 1B (H360D), indiquant une toxicité pour la reproduction, y compris des effets sur la lactation ou par le biais de celle-ci.

Cet ingrédient , largement utilisé dans les parfums, ne peut pas, dans les conditions actuelles, faire l’objet d’un examen au sein du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (SCCS), ce qui entraînerait automatiquement son interdiction dans les cosmétiques.

Une opportunité pourrait se présenterpour le Galaxolide si la refonte tant attendue du règlement sur les cosmétiques était enfin publiée et qu’elle supprimait les critères de sécurité alimentaire soumis à l’examen du SCCS. Toutefois, même si le Galaxolide devait faire l’objet d’ un examen par le SCCS, cela ne garantirait pas que cet ingrédient resterait autorisé aux concentrations actuelles dans l’Union européenne.

Par ailleurs, le Galaxolidefait partie des 81 nouveaux allergènes de parfums dont l’étiquetage est obligatoire dans l’Union européenne et au Canada. Toute future classification CMR viendrait donc aggraver les préoccupations déjà liées aux problèmes environnementaux associés à cet ingrédient.

Janvier 2026 : Rapport technique de l'HSE sur le talc

En janvier 2026, l’Agence britannique pour la santé et la sécurité au travail (HSE) a publié son rapport technique sur la classification et l’étiquetage du talc (ne contenant ni amiante ni fibres asbestiformes), à la suite de l’avis rendu par le Comité consultatif sur les risques (RAC) en juillet 2025.

Le rapport ne justifie pas une classification du talc comme substance cancérigène, contredisant ainsi la proposition du RAC de le classer dans la catégorie CMR1B. Le HSE conclut que «les données disponibles ne sont pas suffisantes pour justifier une classification comme substance cancérigène ».

Toutefois, le HSE approuve la classification relative à la toxicité pour certains organes cibles – exposition répétée (STOT RE 1 ; H372) concernant les effets sur les poumons par inhalation.

En conséquence, le talc ne devrait pas faire l’objet d’un classement CMR au titre du règlement CLP britannique, ce qui signifie que son utilisation actuelle dans les cosmétiques ne devrait pas changer au Royaume-Uni — contrairement à l’Union européenne, où un classement CMR1B a été proposé.

UK Cosmetic Regulations

Janvier 2026 : publication d'un amendement aux annexes de l'UKCR

Le 15 janvier 2026, le Royaume-Uni a publié un nouvel acte réglementaire (SI 2026/23) modifiant les annexes du règlement britannique sur les cosmétiques, afin de l’aligner davantage sur le règlement de l’Union européenne.

Parmi les principales modifications, on peut citer :

Ajouts à l’annexe II (Substances interdites)

  • Le filtre UV « 4-méthylbenzylidène camphre » (4-MBC)
  • Le photo-initiateur : l’oxyde de triméthylbenzoyl-diphénylphosphine (TPO)
  • Les 15 autres substances figurant dans le CMR

Modification de l’annexe V (agents de conservation)

  • Le préambule de l’annexe V a été modifié afin de renforcer les exigences en matière d’étiquetage concernant les conservateurs libérant du formaldéhyde et d’actualiser l’avertissement.

Les délais applicables vont de juillet-août 2026 pour la mise sur le marché des produits à janvier-février 2027 pour la mise en conformité des produits déjà en rayon.

UK Cosmetic Regulations

Janvier 2026 : Le 27 novembre 2025, le Royaume-Uni a notifié à l'OMC un nouveau projet de règlement

Le 27 novembre 2025, le Royaume-Uni a notifié à l’OMC un nouveau projet de règlement : le règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques (Restriction des substances chimiques) (Modifications et dispositions transitoires) (n° 2) de 2026).
Ce projet propose l’ajout de 13 nouvelles substances, classées comme CMR en vertu du règlement CLP britannique, à l’annexe II (liste des substances interdites). Il introduit également des restrictions concernant l’utilisation du salicylate d’hexyle dans les produits cosmétiques, conformément à l’avis correspondant du SAG-CS, avec des limites fixées en fonction de la catégorie de produit et de la population cible.

Les dates limites de dépôt des candidatures prévues sont les suivantes :

  • Salicylate d’hexyle : les produits non conformes ne pourront plus être mis sur le marché britannique à compter du 15 août 2026 et devront être retirés au plus tard le 14 février 2027.
  • Ajouts à l’annexe II : les produits contenant les substances nouvellement répertoriées ne pourront plus être mis sur le marché britannique à compter du 23 mars 2027 et devront être retirés au plus tard le 22 septembre 2027.

Janvier 2026 : publication du règlement « Omnibus CMR VIII »

Le règlement dit « Omnibus CMR VIII » a été publié (règlement (UE) n° 2026/78 de la Commission).

Le présent règlement met en œuvre de nouvelles interdictions ou restrictions, conformément à l’avis du SCCS correspondant, pour les ingrédients classés comme CMR (substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) en vertu de la22e modification technique (ATP) du règlement CLP (règlement (UE) 2024/2564).

En résumé, les principales mises à jour concernent :

  • L’interdiction du borate de triméthyle (CAS 121-43-7), du 2-éthylperoxyhexanoate de tert-butyle (CAS 3006-82-4 / CE 221-110-7) et du N,N’-méthylènediacrylamide (CAS 110-26-9 / CE 203-750-9)
  • Nouvelles restrictions concernant le salicylate d’hexyle et la poudre micrométrique d’argent
  • Ajout du sel de sodium (o-phénylphénate de sodium) à la rubrique consacrée aux conservateurs de l’o-phénylphénol, ce qui autorise désormais l’utilisation de l’o-phénylphénate de sodium en tant que conservateur. Cette mesure s’accompagne de restrictions d’utilisation supplémentaires : une interdiction de ces deux conservateurs dans les produits à usage buccal et dans les produits susceptibles d’entraîner une exposition des poumons de l’utilisateur final par inhalation.

UK Cosmetic Regulations

Décembre 2025 : interdiction des lingettes humides en plastique dans les nations constitutives du Royaume-Uni d'ici 2027

Le Royaume-Uni va interdire la vente et la mise à disposition de lingettes humides contenant du plastique au Pays de Galles, en Irlande du Nord et en Angleterre ; les dispositions applicables en Écosse devraient être publiées prochainement. Cette mesure concernera plusieurs types de lingettes cosmétiques et d’hygiène personnelle, notamment les lingettes pré-humidifiées et les masques pour le visage.

Chaque nation a adopté son propre calendrier : le Pays de Galles à compter du 18 décembre 2026 ; l’Irlande du Nord à compter du 18 mai 2027 ; l’Angleterre à compter du 19 mai 2027. La législation écossaise est toujours en cours d’élaboration.

L’interdiction s’applique aux lingettes non tissées à usage unique, pré-imprégnées, contenant du plastique. Selon la définition en vigueur au Royaume-Uni, la viscose, le lyocell et le coton ne sont pas considérés comme du plastique, tandis que le PLA et le PHA sont classés comme du plastique et sont donc interdits. Les dérogations sont limitées aux ventes à des fins médicales, industrielles ou pharmaceutiques. Les marques doivent examiner les matériaux composant leurs lingettes et prévoir une transition vers des matériaux sans plastique afin de garantir la conformité sur l’ensemble du territoire britannique.

Décembre 2025 : avis préliminaire du SCCS de l'UE sur le thiomersal et les sels de phénylmercure

Dans son avis préliminaire, le SCCS conclut que le thiomersal et les sels de phénylmercure ne peuvent être considérés comme sûrs aux concentrations actuellement autorisées dans les produits cosmétiques.

Cette évaluation remet en cause leur utilisation autorisée en tant qu’agents conservateurs dans les produits ophtalmiques à une concentration pouvant atteindre 0,007 % (exprimée en mercure).

La transposition de la réglementation devrait entraîner leur retrait de l’annexe V et l’interdiction de leur utilisation comme conservateurs dans les produits cosmétiques.

La consultation publique est ouverte jusqu’au 21 janvier 2026.

SCCS – Avis scientifique sur le thiomersal (n° CAS/CE 54-64-8/200-210-4) et les sels de phénylmercure utilisés comme conservateurs dans les produits cosmétiques

Décembre 2025 : nouvel avis scientifique du SCCS sur l'argent

Le SCCS a publié un nouvel avis scientifique (SCCS/1687/25) concernant l’utilisation de l’argent dans les produits cosmétiques, dans le prolongement de son avis précédent (SCCS/1665/24).

De nouvelles données indiquent que les particules d’argent de taille micrométrique (de 100 nm à 1 mm) ne pénètrent pas dans la peau.

Le SCCS a donc estimé que les particules d’argent de taille micrométrique (de 100 nm à 1 mm) ne présentaient aucun risque à des concentrations allant jusqu’à 0,2 % dans les produits à rincer et jusqu’à 0,3 % dans les produits sans rinçage.

Cet avis scientifique ne porte pas sur l’utilisation de l’argent dans les produits en spray à base de propulseur et fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 23 février 2026.

Décembre 2025 : avis préliminaire du SCCS de l'UE sur la CDB

Le SCCS a publié son avis préliminaire sur la sécurité du CBD dans les produits cosmétiques :

  • Le CBD est considéré comme sûr jusqu’à une concentration de 0,19 % dans les produits cosmétiques à usage cutané et oral
  • La teneur en impuretés de THC ne doit pas dépasser 0,00025 % (2,5 ppm) dans les produits cosmétiques à usage cutané et oral.

Cet avis ne porte pas sur les produits susceptibles d’entraîner une exposition par inhalation ; ces produits seraient donc exclus de la transposition du règlement et le CBD y serait interdit.

La consultation publique est ouverte jusqu’au21 2026.

SCCS – Avis scientifique sur le cannabidiol (CBD) (n° CAS/CE 13956-29-1/689-176-3) utilisé dans les produits cosmétiques – Santé publique

Octobre 2025 : proposition de l'ECHA visant à interdire l'octocrylène dans les produits cosmétiques

L’octocrylène, un filtre UV largement utilisé dans les crèmes solaires et divers produits cosmétiques, fait actuellement l’objet d’un examen réglementaire. L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a publié une proposition visant à restreindre considérablement son utilisation en raison des inquiétudes liées à ses effets nocifs potentiels sur l’environnement et à l’existence d’alternatives plus sûres.

Restriction proposée

En vertu de ce projet de restriction, les produits cosmétiques contenant de l’octocrylène à des concentrations égales ou supérieures à 0,001 % p/p ne pourraient plus être mis sur le marché ni utilisés.

Si elle était adoptée, cette mesure s’appliquerait 24 mois après l’entrée en vigueur officielle du règlement, accordant ainsi au secteur une période de transition de deux ans.

Consultation publique

Dans le cadre du processus décisionnel, une consultation publique est ouverte du 24 septembre 2025 au 24 mars 2026. Cette consultation permet aux parties prenantes, notamment aux entreprises du secteur des cosmétiques, aux associations professionnelles et à la communauté scientifique, de donner leur avis sur la proposition.

Vous pouvez accéder à la consultation et soumettre vos commentaires ici :

Restrictions proposées actuellement à l’étude – ECHA

France decree to clarify its National Ban on PFAS

Août 2025 : décret français visant à clarifier l'interdiction nationale des PFAS

Un projet de décret a été publié début août afin de préciser davantage l’interdiction française à venir des PFAS, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026.

Précision concernant la définition des PFAS: toute substance contenant au moins un atome de carbone entièrement fluoré de groupe méthyle (–CF₃) ou méthylène (–CF₂–), sans atomes d’hydrogène, de chlore, de brome ou d’iode liés à celui-ci.

Précision concernant la notion de « mise sur le marché » : le fait de mettre un produit à la disposition d’un tiers, que ce soit à titre onéreux ou gratuit. L’importation est explicitement considérée comme une mise sur le marché.

Définition des seuils autorisés pour les impuretés (conformément au projet de proposition de l’UE relative à la restriction universelle des PFAS dans le cadre du règlement REACH) :

  • 25 ppb: pour tout PFAS mesuré dans le cadre d’une analyse ciblée (à l’exclusion des polymères).
  • 250 ppb: pour la somme des PFAS mesurés par analyse ciblée (avec dégradation éventuelle des précurseurs), à l’exclusion des polymères.
  • 50 ppm: pour les PFAS, y compris les polymères.

Principales implications :

  1. À compter du 1er janvier 2026, les produits non conformes devront être retirés des rayons. Cette restriction s’applique tant à la mise sur le marché qu’à la mise à disposition sur le marché.
  2. La loi ne fait pas de distinction entre les PFAS ajoutés intentionnellement et les impuretés accidentelles : les deux relèvent des seuils susmentionnés.

France Info-Tri Labelling

Août 2025 : la France a saisi la CJUE au sujet de l'étiquetage « Info-Tri »

Un projet de décret a été publié début août afin de préciser davantage l’interdiction française à venir des PFAS, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026.

Précision concernant la définition des PFAS: toute substance contenant au moins un atome de carbone entièrement fluoré de groupe méthyle (–CF₃) ou méthylène (–CF₂–), sans atomes d’hydrogène, de chlore, de brome ou d’iode liés à celui-ci.

Précision concernant la notion de « mise sur le marché » : le fait de mettre un produit à la disposition d’un tiers, que ce soit à titre onéreux ou gratuit. L’importation est explicitement considérée comme une mise sur le marché.

Définition des seuils autorisés pour les impuretés (conformément au projet de proposition de l’UE relative à la restriction universelle des PFAS dans le cadre du règlement REACH) :

  • 25 ppb: pour tout PFAS mesuré dans le cadre d’une analyse ciblée (à l’exclusion des polymères).
  • 250 ppb: pour la somme des PFAS mesurés par analyse ciblée (avec dégradation éventuelle des précurseurs), à l’exclusion des polymères.
  • 50 ppm: pour les PFAS, y compris les polymères.

Principales implications :

  1. À compter du 1er janvier 2026, les produits non conformes devront être retirés des rayons. Cette restriction s’applique tant à la mise sur le marché qu’à la mise à disposition sur le marché.
  2. La loi ne fait pas de distinction entre les PFAS ajoutés intentionnellement et les impuretés accidentelles : les deux relèvent des seuils susmentionnés.

Juillet 2025 : le méthyltriméthicone et le tétrasiloxane ont été ajoutés à la liste des substances candidates du règlement REACH de l'UE

Deux substances présentant un intérêt pour l’industrie cosmétique ont été ajoutées le25 juin à la liste des substances candidates à l’autorisation au titre du règlement REACH, en raison de préoccupations environnementales (très persistantes et très bioaccumulables, vPvB) :

  • 1,1,1,3,5,5,5-heptaméthyl-3-[(triméthylsilyl)oxy]trisiloxane (CAS 17928-28-8)
  • Décaméthyltétrasiloxane (CAS 141-62-8)

La procédure d’autorisation vise à limiter l’utilisation de ce produit chimique aux seuls secteurs essentiels et peut s’étendre sur plusieurs années.

L’industrie cosmétique n’est pas considérée comme un usage essentiel au titre du règlement REACH et ne peut donc pas demander d’autorisation.

Ces deux ingrédients devraient donc, à l’avenir, être soit interdits, soit soumis à des restrictions strictes en matière de teneur en impuretés.

Mai 2025 : la France abroge l'interdiction des emballages en styrène non recyclables

Le Parlement français a officiellement abrogé la disposition de l’article 23 de la loi « Climat et résilience » du 22 août 2021, qui aurait modifié le Code de l’environnement (article L541-15-10 – III) en interdisant les emballages styréniques non recyclables à compter du 1er janvier 2025.

Cette décision aligne la législation nationale sur le règlement européen relatif aux emballages et aux déchets d’emballages (PPWR), réaffirmant ainsi l’engagement du gouvernement français à éviter toute mise en œuvre excessive allant au-delà des exigences de l’Union européenne. Cette mesure apporte ainsi clarté et sérénité aux professionnels du secteur, leur permettant de se concentrer sur la mise en œuvre du recyclage des emballages styréniques d’ici 2035, conformément aux dispositions du PPWR.

Ainsi, dans l’intervalle, les emballages en styrène peuvent continuer à être commercialisés dans les mêmes conditions que les autres emballages en plastique. Cette disposition prend effet le 3 mai 2025.

Mai 2025 : Règles d'étiquetage applicables aux produits cosmétiques non préemballés – France

Conformément à l’article 19, paragraphe 4, du règlement sur les cosmétiques, les États membres doivent adopter des règles détaillées concernant les informations d’étiquetage des produits cosmétiques qui ne sont pas préemballés, qui sont conditionnés au point de vente à la demande de l’acheteur ou qui sont préemballés en vue d’une vente immédiate, tels que, par exemple, les sels de bain en vrac, les bombes de bain ou les savons non emballés.

La France a récemment modifié sa Code de la santé publique, notamment L’article R5131-4 précise que les mêmes obligations d’étiquetage (paragraphes 1, 2 et 3 de l’article 19) qui s’appliquent, par exemple, aux produits cosmétiques vendus en magasin s’appliquent également à ceux qui ne sont pas préemballés, qui sont emballés au point de vente ou qui sont préemballés en vue d’une vente immédiate. En outre, les informations requises peuvent être mises à la disposition des consommateurs par voie électronique. Ces dispositions entreront en vigueur le 1er juillet 2025.

Février 2025 : la France a adopté une réglementation interdisant les PFA

Le Parlement français a adopté le 20 février un règlement interdisant les PFAS sur son marché intérieur. À compter du 1er janvier 2026, il sera interdit de fabriquer, de mettre sur le marché, d’importer et d’exporter des produits cosmétiques contenant des PFAS.

Ce projet doit être notifié à la Commission européenne avant sa publication.

On attend les décrets :

  • afin de définir le seuil de traces autorisées dans les produits finis,
  • afin de clarifier la notion de mise sur le marché et de déterminer si une période de liquidation sera accordée ou non pour les produits mis sur le marché avant le 1er janvier 2026

New EU regulation

Février 2025 : Évaluation du règlement de l'UE sur les produits cosmétiques. Donnez votre avis !

La Commission européenne a lancé une initiative visant à évaluer l’efficacité du règlement européen n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.

Bien qu’elle ne soit pas directement liée à la refonte prochaine du règlement européen sur les cosmétiques, cette évaluation est étroitement liée aux discussions réglementaires en cours.

Quel est l’objectif ?
Cette initiative vise à déterminer si les règles actuelles fonctionnent comme prévu.

  • Période de consultation : du 21 février au 21 mars 2025 (minuit, heure de Bruxelles)

Donnez votre avis ! Participez à cette évaluation et faites-nous part de vos commentaires directement sur la page web de la Commission européenne : ICI

Janvier 2025 : l'huile de théier fait l'objet d'un examen par le Comité scientifique de l'Union européenne sur la sécurité des consommateurs (SCCS)

L’huile de théier (TTO) a été classée comme substance CMR en Europe par l’Agence européenne des produits chimiques.

Un dossier visant à démontrer l’innocuité de l’huile de théier dans les produits cosmétiques, en tant qu’ingrédient actif anti-séborrhéique ou antimicrobien, est actuellement examiné par le SCCS. Les conclusions relatives à ce dossier de défense sont attendues pour fin avril.

Novembre 2024 : publication, le 12 novembre, de deux avis préliminaires du SCCS concernant deux filtres UV largement utilisés

La sécurité de la benzophénone-1 et du méthoxycinnamate d’éthylhexyle (EHMC) a fait l’objet d’une évaluation par le Conseil scientifique de l’Union européenne sur la sécurité des consommateurs (SCCS) en raison de leurs propriétés perturbatrices du système endocrinien.

Le SCCS a conclu que ces deux filtres UV sont des substances ayant une activité endocrinienne tant in vitro qu’in vivo, mais il n’a pas pu se prononcer sur leur innocuité en raison de l’insuffisance des informations fournies pour exclure toute génotoxicité.

Ces deux avis sont ouverts aux commentaires jusqu’au 13 janvier et au 17 janvier respectivement.

Nous attendons de l’industrie qu’elle fournisse des données supplémentaires à l’appui de ces deux ingrédients.

Novembre 2024 : Les règles françaises en matière d'étiquetage sous le regard de l'UE : la libre circulation des marchandises en jeu

La Commission européenne a adressé un avis motivé à la France, l’exhortant à se conformer aux règles de l’Union européenne relatives à la libre circulation des marchandises. La France exige que les produits ménagers relevant des dispositifs de responsabilité élargie des producteurs (REP) arborent des étiquettes spécifiques de tri des déchets, à savoir l’« Info-Tri ».

La Commission fait valoir que ces règles nationales d’étiquetage créent des obstacles au commerce inutiles et ne respectent pas le principe de proportionnalité, dans la mesure où il existe des alternatives moins restrictives. De plus, la France a omis de notifier ces règles à la Commission conformément à la directive sur la transparence du marché unique.

La France dispose désormais de deux mois pour répondre aux préoccupations de la Commission, sous peine de voir son cas éventuellement porté devant la Cour de justice de l’Union européenne. D’ici là, les entreprises doivent se conformer aux exigences françaises en matière d’étiquetage en vigueur lors de la mise sur le marché français de leurs produits.

Octobre 2024 : le Royaume-Uni va s'aligner davantage sur la réglementation européenne en matière de cosmétiques

Le Royaume-Uni a notifié à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) un projet de règlement visant à interdire certaines substances CMR (cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction), ce qui permettra une meilleure harmonisation avec l’Union européenne.

Ce projet contient des substances classées CMR qui sont soit déjà interdites dans l’UE, soit qui le seront en vertu du futur règlement « Omnibus VII », notamment la DIMÉTHYLTOLYLAMINE (CAS 99-97-8), couramment utilisée dans les produits pour les ongles.

Cet amendement s’aligne également sur la réglementation de l’UE en ce qui concerne les restrictions relatives à l’acide kojique.

Toutefois, les dates d’entrée en vigueur ne seront pas alignées sur celles de l’UE.

EU CLP icons

Octobre 2024 : La 22e adaptation au progrès technique du règlement CLP de l'UE a été publiée

Elle comprend la classification CMR de 7 ingrédients susceptibles d’être utilisés dans les cosmétiques, notamment l’argent sous forme de particules micrométriques, le salicylate d’hexyle et l’o-phénylphénol.

Ces trois ingrédients ont fait l’objet d’un examen par le SCCS et feront l’objet de restrictions, tandis que les autres seront interdits.

La date limite de dépôt des candidatures est fixéeau 1er mai 2026.

ECHA poison centre notification​

Septembre 2024 : l'ECHA va classer le talc comme substance CMR

L’Agence européenne des produits chimiques a adopté une classification officielle harmonisée pour le talc : Carc. 1B ; H350, STOT RE 1 ; H372 (poumons, inhalation)

Cet avis de l’ECHA sera bientôt publié et entraînera la classification officielle du talc en tant que substance cancérigène de catégorie 1B au titre du règlement CLP.

Septembre 2024 : les Pays-Bas ont l'intention de présenter un dossier de classification CMR 1B pour l'hydroxicitronnellal

Le 11 septembre, les Pays-Bas ont annoncé leur intention de présenter un dossier de classification concernant l’hydroxycitronnellal en tant que :

  • Sensibilisant cutané de catégorie 1B, peut provoquer une sensibilisation cutanée
  • CMR 1B : Substance reprotoxique de catégorie 1B, pouvant nuire au fœtus

Cette substance, largement utilisée en parfumerie, est présente dans plus de la moitié des parfums haut de gamme et dans plus de 5 % des produits disponibles sur le marché, que ce soit sous forme d’ingrédient synthétique ou issue d’huiles essentielles. Si cette classification venait à être confirmée par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), un dossier de défense devrait être soumis au Comité scientifique de l’Union européenne pour la sécurité des consommateurs (SCCS) afin qu’il procède à une évaluation indépendante de sa sécurité dans les cosmétiques.

European Union flag

Août 2024 : Révision de la directive relative au traitement des eaux usées urbaines

Dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, l’Union européenne entend moderniser la gestion des eaux usées afin de lutter contre les micropolluants et de s’adapter au changement climatique. Cette initiative comprendra notamment des normes de traitement plus strictes, la neutralité énergétique d’ici 2040 et l’application du principe du « pollueur-payeur » aux produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Ces deux secteurs prendraient en charge 80 % des coûts liés à l’élimination des micropolluants dans le cadre d’un dispositif de responsabilité élargie des producteurs (REP).

Alors que le débat se poursuit quant à la contribution d’autres secteurs à la charge en micropolluants des eaux usées urbaines, un projet de texte réglementaire a été adopté en première lecture par le Parlement européen en avril 2024 et ce texte de réglementation est sur le point d’être adopté.

Août 2024 : le règlement relatif aux emballages et aux déchets d'emballages (PPWR) en passe d'être adopté

Fin avril, le Parlement européen a adopté en première lecture une proposition de texte visant à réviser le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages (PPWR).

Cela aura un impact considérable sur le secteur des cosmétiques : teneur minimale en plastique recyclé post-consommation (PCR) dans les matériaux plastiques utilisés, interdiction de tous les emballages à usage unique des produits cosmétiques destinés aux hôtels, consignes de tri, réutilisabilité des emballages, mesures visant à réduire au minimum les emballages…

Nous prévoyons une adoption définitive à la fin du troisième trimestre et une publication avant la fin de l’année 2024 ; la mesure s’appliquera 18 mois après son entrée en vigueur.

Biorius vous tiendra informés de l’évolution de ce texte important pour l’ensemble du secteur.

Juillet 2024 : l'Écosse va interdire les lingettes humides contenant du plastique

Le 24 juillet, l’Écosse a dévoilé le texte réglementaire, qui sera adopté à l’automne, interdisant les lingettes humides contenant du plastique.

La vente de lingettes humides contenant du plastique sera interdite, sauf dans les pharmacies agréées.

Une période de transition a été accordée aux entreprises afin qu’elles puissent s’adapter. Cette période de transition prend fin le 30 avril 2026.

Le reste du Royaume-Uni adoptera la même interdiction concernant les lingettes humides contenant du plastique au cours du mois prochain.

Biorius – MoCRA Update: New FDA Cosmetics Registration

Juillet 2024 : Le point sur la loi MoCRA : simplification de l'enregistrement des produits cosmétiques grâce aux nouvelles fonctionnalités de la FDA

L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a annoncé l’introduction de nouvelles fonctionnalités dans Cosmetics Direct, destinées à améliorer les processus d’enregistrement et de référencement au sein du secteur des cosmétiques.

Ces améliorations comprennent notamment la possibilité de suspendre et de réenregistrer des produits cosmétiques en toute simplicité, ce qui simplifie la mise en conformité et la gestion de l’enregistrement des produits.

Ces mises à jour ont pour objectif de rationaliser et d’améliorer l’efficacité de la mise à jour des enregistrements de produits.

china Flag

Juin 2024 : Chine : nouvelles méthodes d'analyse et interdiction de cinq principes actifs pharmaceutiques

En mars 2024, la Chine a modifié les normes techniques et de sécurité applicables aux cosmétiques afin de :

  • interdire l’utilisation de 5 substances médicamenteuses (prostaglandines) dans les cosmétiques.
  • ajouter de nouvelles méthodes d’essais toxicologiques pour l’enregistrement de nouveaux ingrédients
  • modifier les méthodes d’analyse applicables aux produits cosmétiques, notamment la méthode d’analyse du dioxane

Si l’interdiction des prostaglandines prend effet immédiatement, les nouveaux tests toxicologiques et la méthode d’analyse modifiée s’appliqueront à compter du 1er décembre 2024.

Juin 2024 : Avis du SCCS sur la sécurité du salicylate d'hexyle et sa (ré)évaluation chez les enfants de moins de 3 ans

L’avis du SCCS sur la sécurité du salicylate d’hexyle dans les cosmétiques, daté de mars 2024, a conclu que son utilisation est sans danger jusqu’à :

  • Parfums à base d’une solution hydroalcoolique à 2 %
  • Tous les produits à rincer à 0,5 %
  • Tous les produits « sans rinçage » à 0,3 %
  • Soins bucco-dentaires (dentifrice et bain de bouche) 0,001 %

Toutefois, aucune conclusion n’a été tirée pour les enfants de moins de 3 ans, en raison de l’absence de scénario d’exposition fourni par l’industrie.

Le secteur a fourni un scénario d’exposition et le SCCS évaluera la sécurité des concentrations susmentionnées pour les enfants de moins de 3 ans.

Les résultats sont attendus au plus tard le 31 juillet 2024.

Mai 2024 : La restriction REACH tant attendue concernant les substances D4, D5 et D6 a été publiée

Jusqu’à présent, dans l’Union européenne, le D4 était interdit dans les produits cosmétiques à rincer et à laisser agir, tandis que la concentration en D5 était limitée à 0,1 % dans les produits à rincer (et interdite dans les aérosols et les sprays).

Le règlement relatif au cyclotétrasiloxane (D4), au cyclopentasiloxane (D5) et au cyclohexasiloxane (D6), qui limite leur utilisation à 0,1 % p/p au maximum dans les produits au sein de l’UE, a été adopté et publié la semaine dernière : Règlement – UE – 2024/1328 – FR – EUR-Lex (europa.eu)

Ce règlement instaure de nouvelles restrictions :

  • À compter du 6 juin 2026, la teneur en D6 sera limitée à 0,1 % dans les produits à rincer
  • À compter du 6 juin 2027, les catégories D5 et D6 seront limitées à 0,1 % de produits sans rinçage

Les produits non conformes à l’issue de ces délais devront être retirés du marché.

Avril 2024 : publication du « règlement omnibus »

Le règlement (UE) 2024/858, également appelé « règlement Omnibus NANO », a finalement été publié le 15 mars 2024 au Journal officiel de l’Union européenne. Ce règlement modifie le règlement européen sur les cosmétiques (CE n° 1223/2009) en ce qui concerne l’utilisation de certains nanomatériaux dans les produits cosmétiques et met en œuvre plusieurs avis du SCCS sur la sécurité des nano-ingrédients datant de 2021 à 2023.

Pour plus d’informations, veuillez vous reporter au texte réglementaire original.

UK Cosmetic Regulations

Avril 2024 : modification de la réglementation britannique sur les cosmétiques visant à restreindre l'utilisation du BHT

Un amendement au règlement britannique sur les cosmétiques a été publié ; celui-ci limite l’utilisation de l’hydroxytoluène butylé
e (également appelé BHT, n° CAS 128-37-0) dans les cosmétiques à :

  • 0,1 % dans le dentifrice
  • 0,001 % dans les bains de bouche et les produits d’hygiène bucco-dentaire sans rinçage
  • 0,8 % dans les autres produits sans rinçage et à rincer

Ce règlement entrera en vigueur le22 avril 2024.

Le règlement prévoit des périodes de transition pour les produits déjà mis sur le marché avant le 24 février 2025 : ceux-ci peuvent continuer à être mis à disposition sur le marché jusqu’au 24 juin 2025.

Il est globalement conforme au règlement européen sur les cosmétiques, à une légère différence près : la limitation à 0,001 % de la concentration dans les produits d’hygiène bucco-dentaire sans rinçage.

UK Cosmetic Regulations

Avril 2024 : Le règlement (UE) 2024/996 de la Commission du 3 avril 2024 a été publié le 4 avril au Journal officiel de l'Union européenne.

Le présent règlement modifie les annexes du règlement de l’UE sur les produits cosmétiques conformément aux avis du SCCS et met en œuvre :

  • Interdiction du 4-méthylbenzylidène-camphre (SCCS/1640/21)
  • Nouvelles restrictions concernant la génistéine, la daidzéine (SCCS/1641/22), l’acide kojique (SCCS/1637/21), l’arbutine et l’alpha-arbutine (SCCS/1642/22), le rétinol, le palmitate de rétinyle et l’acétate de rétinyle (SCCS/1639/21)
  • Mise à jour/Restrictions supplémentaires concernant le triclosan et le triclocarban (SCCS/1643/22)

Les périodes de transition prévues pour se conformer à ces nouvelles restrictions débutent en décembre 2024 pour le triclosan et le triclocarban, et varient en fonction de l’ingrédient concerné.

Pour en savoir plus sur ces nouvelles restrictions, veuillez consulter : Règlement (UE) n° 2024/996 – EN – EUR-Lex (europa.eu)

New cosmetic regulation

Mars 2024 : publication du « règlement omnibus »

Le règlement (UE) 2024/858, également appelé « règlement Omnibus NANO », a finalement été publié le 15 mars 2024 au Journal officiel de l’Union européenne. Ce règlement modifie le règlement européen sur les cosmétiques (CE n° 1223/2009) en ce qui concerne l’utilisation de certains nanomatériaux dans les produits cosmétiques et met en œuvre plusieurs avis du SCCS sur la sécurité des nano-ingrédients datant de 2021 à 2023.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le texte réglementaire original : Règlement (UE) 2024/858 – EN – EUR-Lex (europa.eu)

Mars 2024 : le projet d'avis du SCCS concernant l'huile de vétiver acétylée a été publié et est ouvert aux commentaires jusqu'au 3 mai 2024

L’huile de vétiver acétylée est un ingrédient de parfum (n° CAS 84082-84-8, n° CE 282-031-1). Le SCCS considère que l’huile de vétiver acétylée (AVO) (contenant 1 % d’alpha-tocophérol) est sans danger lorsqu’elle est utilisée aux concentrations maximales prévues, à savoir 0,9 % (p/p) dans les parfums en vaporisateur, 0,05 % (p/p) dans les déodorants en spray et 0,1 % (p/p) dans les laques pour cheveux et les lotions corporelles en spray.

Il convient de noter que :

  • Seuls les produits contenant 1 % d’alpha-tocophérol sont considérés comme sûrs par le SCCS
  • Bien que la concentration de 0,2 % dans les produits à rincer (savons, gels douche, après-shampoings à rincer, shampoings) soit considérée comme sûre par le SCCS, elle n’est pas mentionnée dans la conclusion, car cet avis porte spécifiquement sur la toxicité par inhalation des produits en spray.
  • Ces pourcentages sont identiques aux limites fixées par l’IFRA (pour les catégories de produits concernées)

Mars 2024 : La sécurité de l'octoxinate fait actuellement l'objet d'une réévaluation par le Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (SCCS)

Le méthoxycinnamate d’éthylhexyle (EHMC) (n° CAS 5466-77-3/83834-59-7), également appelé octoxinate, est un filtre UV autorisé à des concentrations comprises entre 7,5 % et 10 % dans les réglementations cosmétiques du monde entier, à l’exception d’Hawaï, des Îles Vierges américaines, des Palaos et de la Thaïlande, où il est interdit. La sécurité d’utilisation de ce filtre UV à une concentration de 10 % dans les produits cosmétiques fera l’objet d’une réévaluation par le SCCS, notamment en ce qui concerne ses propriétés de perturbateur endocrinien. L’avis du SCCS est attendu pour la toute fin de l’année 2024.

Mars 2024 : Une nouvelle teinture capillaire est en cours d'inscription dans les annexes du règlement européen sur les cosmétiques.

L’avis du Comité scientifique de l’Union européenne sur la sécurité des consommateurs (SCCS) concernant la sécurité de l’hydroxypropyl-p-phénylènediamine et de son sel dichlorhydrate (A165) dans les produits de coloration capillaire par oxydation est désormais définitif. Bien que le SCCS ne puisse exclure un risque d’irritation oculaire légère à modérée, il estime que l’hydroxypropyl-p-phénylènediamine et son sel de dichlorhydrate (n° CAS/CE 73793-79-0/827-723-1 et 1928659-47-5/-) sont sans danger lorsqu’ils sont utilisés dans des produits de coloration capillaire oxydative à une concentration maximale sur le cuir chevelu de 2 %. Cette nouvelle teinture capillaire fera l’objet d’un futur projet de règlement visant à l’ajouter à la liste des teintures capillaires autorisées par le règlement européen n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.

Février 2024 : L'UE renforce sa politique en matière d'allégations de durabilité en adoptant la directive visant à donner aux consommateurs les moyens de participer à la transition écologique grâce à une meilleure protection contre les pratiques déloyales et à une meilleure information (également appelée « directive sur le greenwashing »)

Ce texte vise à aborder des questions telles que le « greenwashing », l’obsolescence programmée et l’utilisation de labels de durabilité peu fiables, en fournissant aux consommateurs des informations complètes sur la durabilité des produits, leur réparabilité et leur impact environnemental. Il comprend des définitions relatives aux allégations environnementales, aux labels de durabilité, aux systèmes de certification et aux outils d’information en matière de durabilité.
Cette proposition vient compléter des initiatives telles que la directive sur les allégations environnementales et le règlement relatif à l’écoconception des produits durables, visant à introduire des exigences supplémentaires en matière d’allégations environnementales et de normes de durabilité. Pour être effective, cette directive sur le « greenwashing » devra être transposée dans le droit national des États membres de l’UE dans un délai de 18 mois à compter de son adoption, et ses dispositions devront s’appliquer au plus tard dans un délai de deux ans. Il faut s’attendre à ce que certains pays, comme la France ou l’Allemagne, le fassent plus tôt.

Février 2024 : Avis du SCCS sur la sécurité du dioxyde de titane dans les produits cosmétiques à usage buccal

Un avis préliminaire sur le dioxyde de titane (TiO₂) dans les cosmétiques d’usage buccal, publié en décembre 2023 et qui a fait l’objet d’une consultation publique, est en cours de finalisation.
Cet avis porte sur plus de 80 qualités de TiO₂, dont 40 qualités pigmentaires et 44 qualités nanométriques.
Si deux grades nano sont considérés comme sûrs du point de vue de la génotoxicité, le SCCS demande que des essais supplémentaires soient menés afin d’exclure tout potentiel génotoxique pour toutes les autres qualités.
Le SCCS souligne également la nécessité de disposer de données supplémentaires, pour tous les grades nano, concernant les risques d’effets locaux résultant d’une exposition à long terme de la muqueuse buccale aux nanoparticules de TiO₂.

Février 2024 : adoption par le Comité d'évaluation des risques de l'UE de la classification CMR 1B de l'huile de théier

L’Agence européenne des produits chimiques a officiellement adopté, le 30 novembre 2023, la classification CMR 1B de l’huile de théier.
Cet ingrédient fera partie de la future 23e adaptation au progrès technique du règlement CLP.
Cela rend nécessaire un examen de sécurité par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (SCCS) afin de justifier le maintien de l’utilisation de cette substance dans les cosmétiques en Europe.
En l’absence d’un tel examen de sécurité par le SCCS, ou en cas d’avis défavorable de ce dernier concernant son utilisation dans les cosmétiques, cet ingrédient sera interdit d’ici quelques années.

Février 2024 : Interdiction des PFAS dans les cosmétiques : comprendre les implications de la loi « No PFAS Act »

Parallèlement aux travaux menés par l’EPA sur les PFAS, le projet de loi HR 6519, également appelé « No PFAS in Cosmetics Act » (loi interdisant les PFAS dans les cosmétiques), a été déposé à la Chambre des représentants et renvoyé à la sous-commission de la santé.
Ce projet de loi vise à modifier la loi fédérale sur les aliments, les médicaments et les cosmétiques (également appelée MoCRA) afin d’interdire l’utilisation de substances perfluoroalkylées ou polyfluoroalkylées ajoutées intentionnellement dans les cosmétiques.
La définition des « substances perfluoroalkylées ou polyfluoroalkylées » dans ce projet de loi est la suivante : une substance appartenant à une classe de composés organiques fluorés, de synthèse, comportant au moins un atome de carbone entièrement fluoré. Le projet de loi fixe la date d’entrée en vigueur au 1er janvier 2025.

Janvier 2024 : Projet de texte de la 22e adaptation au progrès technique du règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP) de l'UE soumis à l'OMC

Le 18 janvier, un projet de règlement modifiant la classification européenne des substances dangereuses pour 40 substances a été soumis à l’Organisation mondiale du commerce pour examen. Parmi ces 40 substances, 14 pourraient être présentes dans les cosmétiques.
Il convient de noter que 4 de ces 14 substances ont reçu une classification CMR. Cela implique qu’un avis favorable du Comité scientifique de la sécurité des consommateurs est nécessaire pour garantir le maintien de l’utilisation de ces 4 substances dans les cosmétiques.

Janvier 2024 : Le point sur la restriction REACH concernant les composés D4, D5 et D6

Le projet de règlement relatif au cyclotétrasiloxane (D4), au cyclopentasiloxane (D5) et au cyclohexasiloxane (D6), qui limite leur concentration à 0,1 % p/p au maximum dans les produits cosmétiques, est en passe d’être adopté.

Le projet de règlement a été soumis au Parlement européen et au Conseil de l’Union européenne ; en l’absence d’objection, il sera adopté et publié. Ce règlement modifiera l’annexe XVII du règlement REACH et devrait être publié au plus tard en avril 2024.

Les dates d’entrée en vigueur pour les produits cosmétiques sont donc reportées aux dates suivantes :

  • Date de publication + 2 ans (au plus tard en avril 2026) pour les produits à rincer
  • Date de publication + 3 ans (au plus tard en avril 2027) pour les produits sans rinçage

Janvier 2024 : Le point sur la restriction REACH concernant les composés D4, D5 et D6

Le projet de règlement relatif au cyclotétrasiloxane (D4), au cyclopentasiloxane (D5) et au cyclohexasiloxane (D6), qui limite leur utilisation à 0,1 % p/p au maximum dans les produits cosmétiques, est en passe d’être adopté.

Le projet de règlement a été soumis au Parlement européen et au Conseil de l’Union européenne ; en l’absence d’objection, il sera adopté et publié. Ce règlement modifiera l’annexe XVII du règlement REACH et devrait être publié au plus tard en avril 2024.

Les dates d’entrée en vigueur pour les produits cosmétiques sont donc reportées aux dates suivantes :

  • Date de publication + 2 ans (au plus tard en avril 2026) pour les produits à rincer
  • Date de publication + 3 ans (au plus tard en avril 2027) pour les produits sans rinçage

Janvier 2024 : la 21e adaptation au progrès technique, également appelée règlement (UE) 2024/197

La 21e adaptation au progrès technique, également appelée règlement (UE) 2024/197, modifiant les annexes du règlement CLP (UE) n° 1272/2008, a été publiée le 5 janvier 2024. Parmi les autres mises à jour de classification, il convient de noter que deux ingrédients utilisés dans les produits pour les ongles se sont vu attribuer une classification CMR par cette 21e adaptation au progrès technique :

  • DIMÉTHYLTOLYLAMINE (CAS 99-97-8)
  • TPO (oxyde de triméthylbenzoyl-diphénylphosphine, n° CAS 75980-60-8)

Les produits contenant l’un ou l’autre de ces deux ingrédients seront interdits dans les produits cosmétiques au plus tard le 1er février 2025 et devront être retirés du marché.

Janvier 2024 : Exigences du règlement relatif à la sécurité générale des produits (GPSR) applicables aux cosmétiques vendus en ligne

Le nouveau règlement transversal (CE) n° 2023/988 (également appelé « GPSR ») prévoit, à son article 19, certaines dispositions relatives aux produits vendus en ligne ou dans le cadre de ventes à distance, applicables aux produits cosmétiques. Cosmetics Europe a précisé les exigences de cet article 19 dans un guide en ligne disponible sur le site cosmeticseurope.eu

En résumé, il incombe à l’opérateur économique qui commercialise des produits cosmétiques en ligne de veiller à ce que les informations suivantes soient indiquées de manière claire et visible sur les points de vente en ligne ou à distance :

  • Nom, adresse postale et adresse électronique de la personne responsable
  • Informations permettant d’identifier le produit : photo, fonction du produit, tout autre élément permettant d’identifier le produit
  • Précautions d’emploi, mises en garde et conseils de prudence

Janvier 2024 : avis du SCCS concernant deux ingrédients ; la sécurité du méthylparabène et de la benzophénone-4 est réaffirmée

Deux avis récents du SCCS ont été publiés fin décembre 2023 et réévaluent la sécurité d’ingrédients dénoncés pour leurs propriétés potentiellement perturbatrices du système endocrinien.
Bien qu’ils soient déjà soumis à des restrictions en vertu du règlement « Cosmétiques » de l’UE, le méthylparabène et la benzophénone-4 figuraient sur la liste prioritaire de la Commission européenne en vue d’une réévaluation de leur innocuité au regard de leurs propriétés potentiellement perturbatrices du système endocrinien.
Le Conseil scientifique sur la sécurité des consommateurs a déclaré que, compte tenu de l’ensemble des données disponibles et des préoccupations liées à l’activité endocrinienne :

  • Le méthylparabène est sans danger en tant qu’agent conservateur dans les produits cosmétiques à des concentrations allant jusqu’à 0,4 % (exprimées en acide)
  • Benzophénone-4 est sans danger lorsqu’elle est utilisée comme filtre UV à une concentration maximale de 5 % dans les crèmes solaires, les crèmes pour le visage et les mains, les rouges à lèvres, les sprays solaires à propulseur et les sprays à pompe, qu’elle soit utilisée seule ou en association avec d’autres ingrédients.

Biorius – MoCRA Update: New FDA Cosmetics Registration

Décembre 2023 : Cosmetics Direct est bien vivant !

La loi MoCRA a instauré l’obligation d’enregistrer les établissements et de répertorier les produits (article 607 de la loi FD&C). Ces démarches peuvent être effectuées via Cosmetics Direct. Après plusieurs mois d’attente, la plateforme est désormais ouverte et accessible via ce lien.

Pour rappel, la FDA n’appliquera pas l’obligation d’enregistrement imposée aux propriétaires ou exploitants d’établissements ayant commencé à fabriquer ou à transformer un produit cosmétique après le 29 décembre 2022, ni l’obligation d’enregistrement des produits cosmétiques commercialisés pour la première fois après le 29 décembre 2022, avant le 1er juillet 2024.

Décembre 2023 : Cosmetics Europe a lancé son application COSMILE Europe

Elle facilite l’accès aux informations détaillées sur la composition des produits cosmétiques grâce à la lecture des codes-barres, à la consultation des listes d’ingrédients ou à la recherche d’ingrédients spécifiques via un téléphone portable. Cette base de données est conçue pour aider les consommateurs à comprendre pourquoi certains ingrédients sont présents dans leurs produits cosmétiques, quelles sont leurs propriétés, comment ils sont réglementés au sein de l’Union européenne, et bien d’autres informations encore. Cette base de données impartiale fournit aux consommateurs des informations factuelles et scientifiques, sans leur imposer de choix ni de notes. Il s’agit d’un outil pratique permettant une prise de décision éclairée et transparente.

Décembre 2023 : Interdiction des PFAS aux États-Unis

Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées constituent désormais l’ennemi public numéro un pour de nombreux pays à travers le monde. Conformément aux exigences de la loi MoCRA, un rapport de la FDA concernant la sécurité de ces ingrédients est attendu pour fin 2025.

Parallèlement, un projet de loi visant à interdire les PFAS dans les produits cosmétiques (HR 6519) a été déposé le 30 novembre.
Les modalités de cette interdiction ne sont pas connues, le texte n’étant pas encore disponible.

Novembre 2023 : une nouvelle réglementation est prévue

Dans notre lettre d’information n° 117, Biorius vous a informé d’une nouvelle réglementation à venir prévoyant la mise en œuvre :

  • Interdiction du 4-méthylbenzylidène camphre (SCCS/1640/21)
  • Nouvelles restrictions concernant la génistéine, la daidzéine (SCCS/1641/22), l’acide kojique (SCCS/1637/21), l’arbutine et l’alpha-arbutine (SCCS/1642/22), le rétinol, le palmitate de rétinyle et l’acétate de rétinyle (SCCS/1639/21)
  • Mise à jour/Restrictions supplémentaires concernant le triclosan et le triclocarban (SCCS/1643/22)

Le calendrier a légèrement changé. Le règlement sera soumis au vote prochainement et nous prévoyons sa publication d’ici la fin du troisième trimestre 2024.

Il convient également de noter que la formulation de l’avertissement concernant la vitamine A a été modifiée. La nouvelle formulation figurant dans le texte soumis au vote est la suivante : « Contient de la vitamine A. Tenez compte de l’apport quotidien avant utilisation. »

Novembre 2023 : la FDA annonce un report de la mise en œuvre de la loi MoCRA

Au début du mois, la FDA a annoncé le report du lancement de la plateforme permettant l’enregistrement des établissements et l’inscription des produits.

Par ailleurs, la FDA a publié la « Politique de conformité relative à l’enregistrement des sites de fabrication de produits cosmétiques et à la déclaration des produits cosmétiques ». Conformément à ces directives, la FDA ne fera pas respecter les exigences relatives à l’enregistrement des sites de fabrication de produits cosmétiques et à la déclaration des produits cosmétiques pendant six mois supplémentaires après la date limite légale du 29 décembre 2023, soit jusqu’au 1er juillet 2024. Cette prolongation vise à accorder aux acteurs du secteur concerné un délai supplémentaire pour se conformer à ces exigences.

Par ailleurs, la FDA n’appliquera pas l’obligation d’enregistrement imposée aux propriétaires ou exploitants d’établissements ayant commencé à fabriquer ou à transformer un produit cosmétique après le 29 décembre 2022, ni l’obligation de déclaration applicable aux produits cosmétiques commercialisés pour la première fois après le 29 décembre 2022, avant le 1er juillet 2024.

UK Cosmetic Regulations

Octobre 2023 : Nouveaux avis du Royaume-Uni concernant l'acide kojique et le BHT

Le Groupe consultatif scientifique britannique sur la sécurité chimique des produits de consommation non alimentaires et non médicamenteux (SAG-CS) a récemment publié deux nouveaux avis concernant l’acide kojique et le BHT.

Ces conclusions sont étroitement alignées sur les nouvelles limites réglementaires de l’UE concernant le BHT et sur les futures limites proposées pour l’acide kojique. Elles pourraient conduire à d’éventuelles modifications de la réglementation britannique relative aux cosmétiques afin d’y intégrer ces limites.

Octobre 2023 : États-Unis – Déclaration d'un événement indésirable grave

Conformément à la loi MoCRA, les événements indésirables graves doivent être signalés à la FDA dans un délai de 15 jours ouvrables. Afin d’aider les marques à fournir toutes les informations nécessaires, les autorités recommandent d’utiliser le formulaire 3500A.

Ce formulaire est disponible sur MedWatch. Vous pouvez le remplir en ligne, l’envoyer par e-mail (CAERSCosmetics@fda.hhs.gov) ou par courrier postal à l’adresse suivante :

Centre de courrier du CDER de la FDA
Campus de White Oak, bâtiment 22, G0207
10903 New Hampshire Ave, Silver Spring, MD 20993

china Flag

Octobre 2023 : Chine – Mise à jour du TSSC

Le 28 août 2023, la NMPA a publié l’avis n° 2023-41. Cet amendement à la norme technique et de sécurité relative aux cosmétiques (TSSC) ajoute une nouvelle substance à la liste des substances interdites, à la ligne 1285 : le benvitimod.

Cette substance est connue pour son utilisation dans un médicament destiné au traitement du psoriasis en plaques. Elle a été autorisée à des fins médicales aux États-Unis en mai 2022.

Cette interdiction prend effet immédiatement.

Septembre 2023 : publication du règlement REACH relatif à la restriction des microplastiques

Le règlement (UE) 2023/2055 de la Commission européenne, modifiant l’annexe XVII du règlement REACH afin de restreindre l’utilisation des particules microplastiques, a été adopté le26 septembre et entrera en vigueur le17 octobre 2023. Dans un premier temps, les billes de microplastique sont immédiatement interdites. Ensuite, l’élimination progressive des microplastiques s’étendra de 2027 à 2035. Il convient d’accorder une attention particulière aux échéances suivantes :

  • 4 ans pour les produits à rincer
  • 6 ans pour les produits sans rinçage (y compris les crèmes solaires) et les microplastiques utilisés pour l’encapsulation des parfums
  • D’ici huit ans, les étiquettes des produits pour les lèvres et les ongles devront comporter la mention suivante : « Ce produit contient des microplastiques »

Septembre 2023 : Avis du SCCS sur le salicylate de méthyle

Le SCCS a rendu un avis concernant la sécurité du salicylate de méthyle chez les enfants de moins de 6 ans. Le demandeur n’ayant fourni aucune donnée spécifique concernant les enfants de moins de 6 mois, le SCCS n’a pas été en mesure de se prononcer. Le SCCS reconnaît la sécurité du salicylate de méthyle dans les produits cosmétiques destinés aux enfants âgés de 0,5 à 6 ans, lorsqu’il est utilisé à une concentration maximale de 2,52 % dans les dentifrices. Pour les autres produits, le SCCS n’a pris en considération que l’utilisation de gel douche, de savon pour les mains, de shampoing, de lotion pour le corps, de crème pour le visage, de crème pour les mains, de produits pour les lèvres et d’après-shampoing. Il a conclu que le salicylate de méthyle est sans danger dans ces produits cosmétiques spécifiques jusqu’à une concentration de 0,02 % pour les enfants âgés de 0,5 à 3 ans, et jusqu’aux limites actuellement fixées par la réglementation pour les enfants âgés de 3 à 6 ans.

Septembre 2023 : Toxicité des filtres UV pour les coraux – Rapport de l'ANSES

L’ANSES (Agence nationale française chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié un rapport visant à caractériser les risques liés aux substances chimiques pour les coraux. Diverses substances chimiques ont fait l’objet de cette étude, notamment des métaux, des pesticides… et des filtres UV. Pour chaque substance évaluée, le groupe d’experts de l’ANSES a comparé les données d’écotoxicité disponibles concernant les coraux aux concentrations mesurées dans les milieux marins. Le groupe d’experts a identifié un risque (confiance moyenne) pour l’oxybenzone (BP-3), l’octinoxate (EHMC) et l’octocrylène (OC), ainsi qu’un risque (confiance très faible) pour l’enzacamène (4-MBC) et le salicylate d’éthylhexyle (EHS). L’ANSES a recommandé d’interdire les allégations et/ou les pictogrammes relatifs à la sécurité des produits cosmétiques solaires pour le milieu marin ou les coraux, dès lors qu’ils contiennent ces cinq filtres UV.

Septembre 2023 : Aminométhylpropanol

L’Autriche a annoncé son intention de soumettre à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classification et d’étiquetage harmonisés (CLH) concernant l’aminométhylpropanol (CAS 204-709-8). Cette proposition prévoit une classification CMR1B. Le dossier CLH devrait être soumis au comité d’évaluation des risques de l’ECHA avant la fin de l’année (Toute personne disposant d’informations pertinentes sur l’identité ou les propriétés dangereuses de l’aminométhylpropanol (CAS 204-709-8) est invitée à communiquer ces informations à l’auteur du dossier dès les premières étapes de la procédure, ou au plus tard lors de la consultation).

Août 2023 : Santé Canada a publié un projet de modification de sa « liste des substances à surveiller »

Les modifications proposées comprennent l’ajout des polyhydroxyacides et des acides bioniques à la limite fixée pour les AHA, ainsi qu’une limite plus élevée pour les produits à usage non professionnel, fixée à 18 % d’équivalents AHA. Par ailleurs, la concentration en rétinol sera limitée à 0,2 % dans les produits sans rinçage (aucun changement pour les produits à rincer). Toutes les modifications sont disponibles sur le site web de Santé Canada. L’avant-projet est ouvert aux commentaires jusqu’au 11 octobre 2023.

FDA Registration for Cosmetics

Août 2023 : MoCRA – Plateforme d'enregistrement des établissements et de référencement des produits cosmétiques

La FDA vient de publier un document décrivant à quoi pourrait ressembler la plateforme d’enregistrement des établissements et de référencement des produits cosmétiques dans le cadre de la loi MoCRA. Ce document est soumis à consultation publique, et la période de consultation prend fin le 7 septembre.

La plateforme sera mise en service en octobre (la date exacte reste à déterminer). La date limite pour l’enregistrement de TOUS les produits cosmétiques reste inchangée : le 29 décembre 2023 pour les produits qui étaient déjà commercialisés aux États-Unis au 29 décembre 2022.

Pour les produits cosmétiques mis sur le marché pour la première fois après le 29 décembre 2022, le délai d’enregistrement est de 120 jours à compter de la mise sur le marché du produit, ou de 120 jours à compter du 29 décembre 2023, la date la plus tardive étant retenue.

Juillet 2023 : Extension de la liste des allergènes dans l'UE

Le règlement relatif à l’étiquetage des allergènes cosmétiques a été publié. 56 nouvelles substances allergènes viennent s’ajouter aux 24 déjà répertoriées. Elles doivent figurer dans la liste des ingrédients du produit sur l’emballage si leur concentration dépasse les seuils fixés. Les professionnels du secteur disposent de trois ans pour mettre sur le marché des étiquettes conformes et de cinq ans pour retirer du marché les étiquettes non conformes.

UK Cosmetic Regulations

Juillet 2023 : Marquage UKCA - Prolongation du délai

Le règlement relatif à l’étiquetage des produits cosmétiques. La période de transition initiale fixée par le gouvernement du Royaume-Uni concernant le marquage UKCA et l’étiquetage a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2024 pour le marquage UKCA et jusqu’au 31 décembre 2027 en ce qui concerne les dispositions relatives à l’étiquetage UKCA, aux informations sur l’importateur et aux informations sur les personnes responsables.relatif aux allergènes cosmétiques a été publié. 56 nouvelles substances allergènes viennent s’ajouter aux 24 déjà répertoriées. Elles doivent figurer dans la liste des ingrédients du produit sur l’emballage si leur concentration dépasse les seuils fixés. Les professionnels disposent de 3 ans pour mettre sur le marché des étiquettes conformes et de 5 ans pour retirer du marché les étiquettes non conformes.

Biorius – MoCRA Update: New FDA Cosmetics Registration

Juillet 2023 : MoCRA

Le 29 décembre 2022, la plus importante modification de la réglementation américaine sur les cosmétiques depuis 1938 est entrée en vigueur. Elle prévoit notamment l’obligation de déclaration des produits cosmétiques, de nouvelles règles d’étiquetage, la révision des méthodes d’essai… .

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