La gestion des métaux lourds dans l’UE

Comme presque toutes les législations sur les cosmétiques dans le monde, le règlement de l’UE sur les cosmétiques interdit l’utilisation de métaux lourds dans les produits cosmétiques. L’arsenic (As), le cadmium (Cd), le mercure (Hg), le plomb (Pb) et l’antimoine (Sb) ont le plus grand potentiel de nuisance et sont responsables de maladies graves. D’autres métaux tels que le nickel (Ni) ou le chrome (Cr) sont des sensibilisateurs cutanés puissants et une cause courante de réactions allergiques.

Aujourd’hui, aucun fabricant de cosmétiques ne songerait à utiliser intentionnellement ces métaux dans ses produits cosmétiques, mais la présence non intentionnelle de ces métaux peut être observée dans certains cosmétiques. Les produits cosmétiques décoratifs utilisant beaucoup de pigments sont typiquement concernés par ce problème, bien que des traces de métaux lourds puissent pratiquement être trouvées partout.

Au-delà des aspects liés à la sécurité, les autorités ont commencé à évaluer quels niveaux de traces peuvent être considérés comme inévitables (et donc tolérables) et lesquels ne le sont pas. La dernière publication des autorités allemandes à ce sujet a un impact réel dans l’UE et BIORIUS pense que les États membres de l’UE deviendront de plus en plus exigeants à l’avenir.

D’une manière générale, les autorités allemandes (BfR) considèrent que les teneurs en métaux lourds dans les produits cosmétiques dépassant les valeurs indiquées ci-dessous sont considérées comme techniquement évitables (ce qui signifie que l’article 17 ne peut pas s’appliquer) :

ÉlémentProduits cosmétiques en général (ppm)Dentifrice (ppm)
Plomb2.0 a0.5
Cadmium0.10.1
Mercure0.10.1
Arsenic0.5 b0.5
Antimoine0.50.5
(a) Pour les produits suivants : poudre de maquillage, rouge, fard à paupières, eye-liner, kajal, ainsi que maquillage de théâtre, de fan ou de carnaval : 5 mg/kg
(b) Pour le maquillage de théâtre, de fan ou de carnaval : 2,5 mg/kg

Dès aujourd’hui, BIORIUS calcule le niveau de métaux lourds présents dans un produit sur la base de la documentation relative aux matières premières. Toutefois, cette méthode peut réserver de mauvaises surprises : elle peut largement surestimer la teneur en métaux lourds et susciter des inquiétudes inutiles ou, dans des circonstances exceptionnelles, sous-estimer la teneur réelle en métaux lourds.

BIORIUS recommande donc aux marques qui vendent des cosmétiques décoratifs de commencer à fournir des analyses de métaux lourds pour leurs produits. Ce test est peu coûteux et BIORIUS peut vous assister (et même le réaliser pour vous) si nécessaire. Dans un avenir proche, BIORIUS va :

  • Rédigez une phrase spécifique dans le CPSR-B lorsque les niveaux théoriques sont proches des limites décrites ci-dessus. Cette phrase vous encourage à effectuer le test pour ce produit.
  • Il est fortement recommandé de procéder à une analyse des métaux lourds si les limites indiquées ci-dessus sont dépassées une à trois fois.
  • Exiger une analyse des métaux lourds en cas de dépassement à plus de trois reprises des limites indiquées ci-dessus.

L’analyse des métaux lourds est déjà une obligation légale dans de nombreux pays : dans les pays de l’ANASE (Thaïlande, Viêt Nam, Indonésie, …), mais aussi en Corée et en Arabie Saoudite.
Par conséquent, ce test vous aidera à développer vos activités sur ces marchés !

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