Produits solaires

L’été bat son plein et les produits solaires sont de sortie. Les générations Y et Z sont de plus en plus soucieuses des risques liés à l’exposition au soleil. Fini le temps des séances de bronzage prolongées sans aucune protection, le consommateur souhaite désormais utiliser des produits avec un indice SPF souvent même au-delà de la période estivale.

Avec des enjeux sanitaires importants (dont divers risques : impacts sur l’immunité, cancers, coups de soleil, …), il va de soi que des précautions spécifiques sont adoptées par les Etats membres de l’UE. L’occasion pour Biorius de faire un tour d’horizon sur la conformité de ces produits et ainsi vous aider à mieux comprendre la réglementation en vigueur.

Pour vendre sur les marchés de l’Union Européenne, votre produit solaire qui est aussi un cosmétique doit répondre aux exigences du Règlement cosmétique de l’UE (Souhaitez-vous les connaître ? consultez ces exigences sur notre site ici). En effet, les filtres solaires utitisés doivent faire partie de la liste des filtres solaires autorisés et utilisés dans les conditions spécifiques indiquées.

En plus de ce règlement, il doit répondre à la recommandation de l’UE sur les produits solaires.

UVA, UVB : Quels tests ?

Commençons par nous pencher sur les tests spécifiques pour ces produits.

Selon la recommandation Européenne :

Les produits solaires doivent protéger à la fois des rayons UVA et UVB. Des tests doivent être effectués pour évaluer le degré de protection du produit. Le degré de protection doit être mesuré à l’aide de méthodes d’essai standardisées et reproductibles et tenir compte de la photodégradation.

Les 3 types de tests suivants sont pratiqués pour répondre à la recommandation Européenne 2006/646/EC :

  • SPF in vivo (c’est-à-dire la mesure de l’UVB)
  • L’indice de protection UVA qui peut être mesuré in vivo ou in vitro
  • La mesure de la longueur d’onde critique

Les méthodes et normes idéales en UE sont :

  • ISO 24444 SPF in vivo
  • ISO 24443 UVA-PF in vitro + longueur d’onde critique

Et voici les exigences minimales attendues :

  • Un SPF minimum de 6
  • Une protection UVA d’au moins 1/3 de l’indice SPF communiqué sur l’étiquette du produit
  • Une longueur d’onde critique plus grande que 370nm

Qu’en est-il de l’étiquetage ?

En plus des obligations sur l’étiquetage contenues dans le règlement de l’UE sur les cosmétiques, votre produit solaire doit également comporter des mentions spécifiques à la recommandation européenne.

  • La catégorie de protection solaire

D’abord, il faudra mentionner une catégorie simple et compréhensible du grand public (faible protection, protection moyenne, haute protection, très haute protection).

A cela s’ajoute, évidemment :

L’indice SPF (précisant le niveau de protection contre les rayons UVB : 6, 10, 20, 30, 50+).

Bien qu’une protection UVA soit nécessaire, son indication sur l’étiquette n’est pas obligatoire. De manière volontaire, une marque peut choisir d’ajouter le logo de l’UVA encerclé.

  • Des précautions d’utilisation du produit

Les produits solaires doivent également comporter des précautions d’emploi telles que :

-Des conseils de précautions en plus de l’utilisation (ex : « ne restez pas trop longtemps exposés au soleil », « pas d’exposition trop proche pour les bébés et les enfants », …)

-Des instructions d’utilisation pour que le produit soit efficace (ex : « produit à appliquer avant l’exposition au soleil », « Renouveler l’application après avoir nagé », …)

-Des mentions liées à la quantité de produit à utiliser pour qu’il soit efficace (ex : logo ou illustration indiquant la quantité nécessaire pour une protection adéquate)

Bien sûr, les allégations marketing sont également à surveiller. En effet, selon la réglementation Européenne : pas question de promouvoir le fait qu’un produit solaire préserve du soleil toute la journée ou de surestimer sa protection face aux rayons UV.

Fonction primaire ou secondaire 

La définition d’un produit solaire peut changer selon que sa fonction exclusive ou principale soit :

  • De protéger du rayonnement ultraviolet
  • Une fonction cosmétique

On parle alors de fonction primaire ou secondaire.

  • SPF à fonction primaire : l’objectif du produit est de protéger des rayons UV. Le produit est utilisé pour s’exposer au soleil (par exemple : les protections solaires normales que l’on trouve en rayon durant l’été).
  • SPF à fonction secondaire : La protection solaire est un second bénéfice du produit. Le but principal du produit est autre mais une protection solaire supplémentaire est ajoutée (ex : crème de jour ou fond de teint avec un SPF protecteur).

Dans ce dernier cas, il faut comprendre que l’évaluation des produits aux fonctions secondaires se fera surtout sur base des allégations présentes sur les étiquettes du produit. La protection SPF étant un bénéfice additionnel du produit, il n’y a pas d’obligation de suivre les mêmes règles de la recommandation sur l’efficacité et l’étiquetage des produits solaires à fonction primaire. Cependant, les allégations présentes sur le packaging doivent être substantivées et correctement étiquetées.

Par exemple : un fond de teint SPF 30 sera valide si un test SPF approprié a été réalisé. Il n’y aura pas de nécessité de réaliser un test UVA, ou un test de longueur d’ondes critiques ni de préciser la catégorie de protection ou encore les précautions d’usage.

Produits solaires et environnement marin

Protéger la santé humaine est primordial mais protéger la vie marine et donc celle de notre planète (d’un point de vue global) est tout aussi indispensable. En effet, certains ingrédients utilisés dans les produits solaires peuvent malheureusement endommager les récifs coralliens et contribuer à la pollution des eaux.

Par sa certification « Reef-Friendly », Biorius vous aide à proposer des produits solaires plus respectueux de la faune et la flore marine.

Voici à quelles exigences votre produit doit répondre pour être certifié « Reef-friendly » :

  • Sans filtres solaires reconnus toxiques pour le récif corallien :
  1. Oxybenzone (Benzophenone-3)
  2. Octinoxate (méthoxycinnamate d’octyle)
  3. Octocrylène
  4. 4-Méthylbenzylidène Camphre
  5. Dérivés de PABA (par exemple Ethylhexyl Dimethyl PABA et PEG-25 PABA)
  6. Octisalate (Salicylate d’éthylhexyle)
  7. Homosalate
  8. Avobenzone (butylméthoxydibenzoylméthane)
  • Sans conservateurs ni additifs reconnus toxiques pour le récif corallien :
  1. Parabens
  2. Phthalates
  3. Triclosan
  4. Microplastiques
  • Sans nanomatériaux
  • Les écrans solaires doivent être résistants à l’eau

Élaborée par des scientifiques et des experts en réglementation, la certification « Reef-friendly » de BIORIUS s’appuie sur des preuves solides publiées dans des articles évalués par des pairs et garantit le respect des législations applicables aux cosmétiques dans le monde entier. Plus de détails ici.

A l’échelle mondiale : l’exemple des USA

Ces produits ne sont pas catégorisés de la même manière selon que l’on se retrouve d’un côté ou de l’autre de la terre.

  • OTC

En effet, tandis qu’en Europe les produits solaires répondent à la définition d’un cosmétique, les produits solaires aux U.S.A sont considérés comme des « OTC » soit des « Over-the-counter drugs ».

Il faut comprendre par là qu’il s’agit de médicaments en ventes libres.

Ces OTCs impliquent la rédaction d’un « Drug fact » soit un ensemble d’informations obligatoires qui doivent figurer sur vos étiquettes de produits solaires. Dans ce « Drug Fact », on retrouve les éléments suivants :

1. Ingrédients actifs, y compris les pourcentages dans chaque dosage

2. Objectif du produit
3. Indications sur les produits
4. Avertissements spécifiques
5. Instructions de dosage
6. Les ingrédients inactifs, puisqu’ils aident le consommateur à choisir le produit le plus approprié (pour éviter les réactions allergiques, par exemple).

Biorius peut vous aider à rédiger ce « Drug fact ». Pour plus de renseignements, consultez notre page dédiée ici.

  • Procédure de tests

Tout comme en UE, des tests sont réalisés pour déterminer la protection des produits solaires. Néanmoins, aux U.S.A une distinction est faite entre les produits fournissant une haute protection  contre les rayons UV des produits en fournissant une plus faible. Ainsi, les produits dont l’indice SPF est plus élevé (supérieur ou égal à 15) doivent passer un test à large spectre. Les produits dont l’indice se situe entre 2 et 14 ne doivent pas passer ce test mais doivent tout de même contenir un « Drug fact ».

  • La procédure de test à large spectre est la suivante :

– Spectrométrie UV

– Application du produit solaire sur une plaque PMMA

– Pré-irradiation du produit solaire

– Calcul des valeurs moyennes de transmittance

– Calcul des valeurs moyennes d’absorbance

– Nombre de plaques

– Calcul de la longueur d’onde critique

Un test in vitro est recommandé et permet d’établir un facteur de protection UVA. Le résultat de ce test doit être proportionnel au facteur de protection UVB (SPF). Les produits de protection solaire qui passent le test du large spectre doivent donc démontrer une protection UVA proportionnelle à la protection UVB.

On note donc la différence avec la réglementation européenne où l’indice de protection UVA doit avoir une valeur minimale égale à 1/3 du SPF pour être validé.

  • Etiquettes et allégations

La différenciation entre les produits dont l’indice SPF est faible des produits dont l’indice est élevé implique également un étiquetage et donc des règles au niveau des allégations figurant sur le packaging de vos produits.

Ainsi les produits dont l’indice SPF est supérieur ou égal à 15 peuvent revendiquer que leur produit réduit le risque de cancers de la peau et les signes du vieillissement de la peau. A l’inverse les produits à faible indice SPF, doivent mentionner un avertissement indiquant que l’exposition au soleil accroît les risques de cancers et de vieillissement prématuré de la peau. Ces derniers produit peuvent néanmoins revendiquer qu’ils préviennent les coups de soleils.

Une récente révision de la législation autour des produits solaires aux USA permet désormais de proposer des SPF plus élevé qu’auparavant. Désormais une mention SPF 60+ peut être apposée sur l’étiquette et il est possible d’utiliser l’allégation « SPF jusque 80 » lors des campagnes marketing.

Hanna Gharbi

Business Development Representative

hanna.gharbi@biorius.com


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